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 Au clair de la lune { Godric }

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Olivia Park
|| Humaine empathique ||
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MessageSujet: Au clair de la lune { Godric }   Sam 30 Oct - 2:33

    « Je ne veux pas d'avenir, je veux un présent. »
    Robert Walser



    J'étais arrivée à Bon Temps depuis peu - au maximum un mois -, et, aussi étonnant sois-t-il, je me plaisais bien ici. Se n'était pas New-York, mais cet endroit avait quelque chose de chaleureux. Cette ville n'était pas fait que de béton, comme la jungle dans laquelle j'habitais autrefois. Entre les cours et mon nouveau travail au restaurant de mon oncle, je n'avais pas eu le temps de voir tout les coins de la ville. John m'ayant donné congé ce soir, je sortais de la maison et osait m'aventurer à l'extérieur de la grande et majestueuse maison de celui-ci. De dehors, elle était encore plus jolie qu'à l'habitude. Les lumières la rendait accueillante. Je me tournais et commençais à marcher, vers je ne sais quel lieu. Il devait être dans les alentours de 22h00 quand je passais lentement devant les deux grandes barrières fermant le cimetière. Je m'y arrêtais, une boule se formant dans ma gorge. Nous avions enterré mon père ici, dans ce cimetière. Chaque souvenir me faisait l'effet d'un coup dans les côtes, mais c'est d'un pas mal assuré que je poussais les deux barrières de fer forgé. La pleine lune éclairait ce lieu sinistre et je voyais clairement où mettre les pieds. Lentement, j'avançais en observant ce décor à la fois merveilleux et stressant. D'habite, je n'aurais pas voulu mettre les pieds dans un endroit comme celui-ci. Maintenant, tout était différent. Je me dirigeais vers l'endroit où était enterré mon défunt père d'un pas mal assuré. Le terrain n'était pas tout a fait plat et j'avais encore de la difficulté à marcher convenablement sans les béquilles sur lequel je m'appuyais à ma sortie de l'hôpital. Un pas à la fois, j'arrivais à la destination voulue. J'observais dans les moindres détails la tombe toute neuve de celui qui avait été mon modèle. Elle était si brillante à la lumière de la lune, mais elle avait l'air si froide, et ... Trop parfaite. Je me mordis la lèvre, un sentiment de culpabilité me rongeais chaque fois que je pensais à cet accident de voiture. Un frisson me parcourus, et je tirais les longues manches de mon cardigan sur mes mains. Le temps se refroidissait, et je piétinais l'herbe verte sous mes bottillons à talons haut. Je ne pus m'empêcher de verser une larme, que j'essuyais du revers de ma main meurtrie par les égratignures qu'avais causé l'accident. J'étais peut-être sortit de là vivante, mais j'avais bien des marques sur mon corps frêle. Certaines ne partiraient même pas, le médecin me l'avais dit.

    Finalement, je décidais de m'enfoncer dans ce lieu si paisible. La migraine qui m'avait gagné au début de la journée à cause de toutes ces couleurs vives partait lentement. J'inspirais une bouffée d'air avant de continuer mon chemin. Pourrais-je un jour ne plus avoir ces mal de têtes énormes qui me gagnaient ? Je ne le savais pas, seul l'avenir me le dirais. Ici, j'étais sure de ne voir aucun aura. Il fallait être idiot pour se promener à une heure pareille dans un cimetière ! Oui, je me traitais moi-même d'idiote, mais s'était l'habitude. Plus je m'enfonçais, plus les pierres tombales semblaient vieilles et sur le point de tomber en morceaux. Je regardais les dates, certaines étaient effectivement vieilles de cent ans. Le vent venait doucement se frapper contre mon visage, faisant envoler mes longs cheveux plats. Si un vampire avait été là, il aurait pus sentir les douces effluves qui émanaient de moi. Le AB négatif était le type de sang le plus rare au monde, et il coulait dans mes veines. Je me demandais si certains vampires de la région y avaient déjà goûté. Méditant sur la question, j'arrêtais d'avancer pour observer pleinement le paysage. Comme s'était beau. Définitivement, s'était mon endroit coup de cœur. J'étais loin des auras et des émotions des humains. Le calme ...
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Godric
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Sam 30 Oct - 12:19

J’avais dit à Judith de ne rien dire sur moi. Je savais qu’elle devait aller le voir. Et je l’a connaissais. L’envie de lui dire aller la ronger comme sa soif de sang ou de fille. Mais j’étais serein, je lui avais dit que la tuer ne me poser aucun problème si elle le lui disait. Cela devrait la calmer de ses sautes d’humeurs dérangeantes. Mais je ne ferai rien si elle venait à lui dire. La vérité ses aura tôt ou tard. Sookie et Eric s’aimaient, et elle savait que j’existais. Ce soir là, ma progéniture était avec cette humaine que je protégeai depuis ma résurrection.Ce soir là je devais surveiller la maison de Sookie, je n’avais rien d’autre à faire, mise à part regarder Eric travailler.

Je m’étais d’abords installé aux alentours du Merlotte’s, elle travaillait là bas ce soir. L’odeur des sandwiches et de la friture était constant, mais elle ne me gênait pas, j’avais coupé ma respiration. Lorsque Sookie sortit, je compris qu’elle allait rentrer chez elle. Je l’a suivit de près, ne l’a lâchant pas une seule seconde. Elle rentra dans sa maison. Je reconnu, grâce à l’odeur, ma progéniture, Eric Northman. Il venait juste d’arriver, restant planté devant la porte. Son autorisation avait du être annulé. Une autre odeur m’attira, une odeur que je connaissais, mais je n’arrivais pas à me rappeler d’où. C’était l’odeur d’une humaine, d’une humaine qui n’était pas comme les autres. Son odeur était délicate et sensuelle, provocatrice aussi. Ce n’était pas l’odeur d’une demi-Fée. Après avoir été en compagnie de Sookie pendant plusieurs jours, je savais à quoi cela ressemblait. C’était des sangs purs. L’odeur d’un sang que je n’arrivais pas à trouver l’origine.

L’odeur venait du cimetière. Il était vaste et commençait juste après la maison de Sookie, pour finir juste avant le manoir de Bill. Il y avait le nouveau cimetière, les tombes étaient neuves dans cette partie là. La terre avait été fraichement retournée. Et au plus au s’aventurer dans l’obscurité, au plus on sentait la mort, le corps en décomposition, la pierre effrité, les plantes fané qui dégageaient une odeur de moisis, et la sublime effluve qui se dégageait du corps de l’humaine qui se trouvait devant moi, à quelques tombes. J’arrivais à percevoir la douleur sur son visage, la fatigue, l’envie de solitude.

Il faisait noir, la lune était cachée par un étrange nuage noir qui surplombé Bon Temps depuis le milieu de l’après-midi, et pourtant, aucune goute d’eau n’était venu mouiller le sol de la ville. Je m’approchai d’elle,d’un pas assuré et serein, je ne pensais à rien, gardant mes yeux fixé sur la jeune femme qui se tenait devant une tombe. Elle ne devait pas me voir, ni me sentir. Mes lèvres s’étirèrent en un sourire joyeux. Il restait quelques tombes entre nous deux, mais je décidais de rester à distance pour l’observer. Malgré l’obscurité de la nuit, j’arrivais à percevoir les moindres détails de son beau visage ; Elle avait de magnifiques yeux bruns en amende qui exprimait la tristesse. Sa peau était d’une pâleur de mort. Ses cheveux étaient ondulés, et ils lui arrivaient au milieu du dos. Mes yeux descendirent jusqu’à ses jambes,elle était grande mais mince.

Je sautai de la tombe sur laquelle j’étais assis, cassant quelques brindilles et écrasant quelques feuilles mortes qui créa un bruit assourdissant dans un silence pareille. Ma présence était découverte, je le savais, mais je le voulais. Mes lèvres purent s’ouvrir aisément, laissant échapper quelques mots d’une douceur presque angélique.

- Bonsoir.Pardonne moi si je t’ai fait peur, ce n’était en aucun cas mon intention.

Un léger coup de vent vint se faire entendre dans le feuillage des arbres alentours, et on ne du pas attendre pour le ressentir nous aussi. Il emportait avec lui l’odeur de l’humaine qui était devant moi, son odeur était exquise. Une infime partit d’elle sentait le vampire, j’arrivais à le percevoir clairement, c’était surtout ses habits, et non elle. Mais je me concentrai plutôt sur son sang, je n’arrivais toujours pas à déceler sa provenance, de quelle groupe sanguin venait-elle ? C’était une question que je ne pourrai résoudre sans la gouter, ou sans lui demander.

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Sam 30 Oct - 14:10

    Les minutes passaient sans que je m'en rende compte. Pour la première fois depuis la mort de mon père, j'étais calme et sereine. La même tristesse pouvait se lire sur mon visage, mais on pouvait dire que j'allais bien. Cet endroit était tellement paisible. Cette ville l'était. Loin des bruits de voitures, loin des odeurs de pollution, loin de New-York. Je me sentais en vacance. Je remarquais finalement la tombe devant laquelle je m'étais arrêtée. Celle d'un petit enfant, mort à l'âge de quatre ans. Je baissais la tête, consciente que sous mes pieds se trouvais un garçon qui n'avait pas eu la chance de vivre une vrai vie. L'empathie que je ressentais face à lui était palpable, et je mordais légèrement ma lèvre qui avait pratiquement cicatrisée. S'était toujours plus fort que moi. Des gens mourraient sur terre, d'autre frôlaient la mort. Je me demandais ce qui faisait que certain survivaient. Peut-être étais-ce Dieu qui choisissait, peut-être qu'il y avait seulement des personnes plus fortes que d'autre qui s'accrochaient à la vie et qui ne s'abandonnaient pas aux douces griffes de la mort. J'aurais pus la laisser m'emporter, mais il fallait croire qu'une part de moi voulait vivre. Je bougeais un peu, fixant la pierre tombale, sans me douter qu'une personne m'observait. Le vent soufflait dans mes cheveux et je tenais ma longue frange pour ne pas l'avoir devant les yeux. Soudain, un bruit me fit sursauter : quelqu'un était là, près de moi. J'avais entendue le bruit des feuilles froissées, le bruit de petites branches d'arbre craquées. Mon cœur se mit à battre plus rapidement, alors que je me rassurais. ''Ce n'étais qu'un animal, un stupide animal'' pensais-je.

    Je me retournais, essayant de voir qui aurait pus produire ce bruit. S'aurait pus être un animal sauvage. Un étrange nuage gris avait finit par cacher la si belle lune qu'on avait eu la chance de voir, et il me fallut un petit moment avant de remarquer l'homme qui se tenait à quelque pas de moi. Je poussais un petit cri de surprise en réalisant que celui qui me faisait face n'avait pas d'aura. J'étais en présence d'un vampire. Je l'observais longuement, distinguant ses traits. Je l'avais déjà vu, j'en étais sure ! Étais-je en présence du vampire qui m'avait sauvé de la mort ? Je me remémorais le peu de souvenir que j'avais et j'en conclus qu'il était bien celui qui m'avait sortit de la voiture cette nuit-là. Il avait les cheveux court, d'un brun intéressant. Je ne distinguais pas la couleur de ses yeux, la noirceur m'en empêchant. Sa peau était d'un blanc laiteux et il avait l'air assez bien battit. Avec mes bottillons, je devais être un peu plus grande que lui, à peine. Ainsi donc, il était petit. Je remarquais ensuite son sourire, si beau que j'en eu le souffle coupé. Je le vis ouvrir la bouche et les mots qu'il prononça me firent frissonner. Il avait une voix si envoutante, si douce et merveilleuse. Le seul reflexe que j'eu était de reculer d'un pas. Il avait surement flairé mon odeur de loin. Mon oncle m'avais toujours répété de faire attention : le AB négatif n'était tellement pas courant que rare étaient les vampires qui y goûtait. Il m'avais aussi précisé qu'il y avait quand même beaucoup de vampire en Louisiane et que je devais rester sur mes gardes. Ils n'étaient pas tous gentils comme lui, me disais-t-il. Un autre petit coup de vent vint se faire entendre dans le feuillage des arbres alentours. Je me décidais enfin à lui répondre, ne voulant pas le brusquer.


    - Bonsoir ... Dis-je, d'une voix intimidée. Vous n'êtes pas obligé de vous excusez, vous savez ...

    Je souriais légèrement, d'un sourire timide et triste. Je restais là, sans bouger, pendant que le vent faisais virevolter quelques feuilles dans les airs. Je le fixais toujours, une certaine fascination pouvait se lire dans mes yeux. Je les détestais de ne pas pouvoir cacher mes émotions. Ils étaient le miroir de mon âme, de mes sentiments. Ces deux perles brunes ... Je respirais lentement, attendant la réponse de cet être si intéressant. Quelque chose m'agaçais : le fait de ne pas pouvoir voir son aura, le fait de ne pas savoir ce qu'il ressentait. Au fil des jours, j'avais appris à endurer ce don si étrange. Je pouvais savoir ce que les gens autour de moi ressentaient, mais pas avec les vampires.
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Godric
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Dim 31 Oct - 11:09

Son visage me disait quelque chose. Je l’avais déjà vu. Ses yeux en amendes, ses cheveux ondulés et bruns. Mais il lui manquait quelque chose. Je ne savais pas encore quoi. J’avais aussi flairé la même odeur quelques mois auparavant, mais depuis ma résurrection, je n’avais touché qu’au sang synthétique. J’avais décidé de ne plus toucher à une goute de sang humain. Et pourtant, j’en avais envie, c’était une drogue, quelque chose qu’on ne peut se passer. Malgré mon affection pour la race humaine, j’avais besoin d’eux pour vivre. Cela fait exactement quatre mois qu’Eric à sacrifier ces cinq Wiccans pour me faire renaitre de mes cendres. J’avais changé en deux milles ans. Je suis devenu plus fort, mais moins dangereux.

FLASHBACK »

Nous étions dans une immense forêt, je me souciais guère des noms, ce qui me préoccupait c’était ma proie, il y avait une centaine d’humain tout autour de moi, à une trentaine de kilomètre. De chaque côté, des cries se faisaient entendre. Des cris de guerre. Je jubilai à l’idée de boire du sang, et d’en boire des quantités qui pourrait rassasier une centaine de vampire. Mais j’étais égoïste, je gardais tout pour moi. Le combat débuta, les hommes s’entre tuèrent pendant des heures, je passais de corps en corps pour abréger leur souffrance, les vidant de leur sang à une allure particulièrement animal. Il n’y a pas de bien ou de mal. Je ne me considérai pas comme un monstre, il fallait que je vive. La guerre opposait deux clans de Vikings. Mais j’en surveillais un tout particulièrement. L’observant se battre avec hargne et courage, je m’approchais de lui.

J’avais les cheveux sale, mouillé par le sang et la boue, ma peau était presque noir tellement elle était recouverte de liquide rouge qui avait eu le temps de séché. Seuls mes tatouages ressortaient, des tatouages créaient il y a des siècles. Au plus je m’approchais de lui, du beau blond que j’avais repéré que je sentais son sang battre dans sa jugulaire. Il avait deux guerriers avec lui.

Ma souffrance était tel que je ne pu me retenir. Mes crocs sortirent une fois de plus, je courrai vers les deux guerriers, me jeta sur eux en cherchant la jugulaire. J’excellais dans ce domaine. Mes deux canines se plantèrent soigneusement dans la veine remplis de sang. Ma main passant des cheveux de ma proie à son coup et à son cœur pour appuyer légèrement dessus et faire sortir le jus qui m’étais vitale plus facilement. Les deux cadavres gisaient sur le sol, couvert de leur propre sang frais qui se trouvait en partit dans mes propres veines. Ma langue passa sur mes lèvres et sur mes crocs, enlevant le reste du sang.

FIN DU FLASHBACK »

L’envie de sang me reprenait souvent, mais je devais résister, chose presque impossible en sentant l’odeur que dégageait l’humaine qui était devant mes yeux, devant mes crocs à demi sortis.

- Bonsoir ... dit-elle d’une voix intimidée. Vous n'êtes pas obligé de vous excusez, vous savez ...

Elle était fascinée par moi, par un vampire qui pourrait la tuer en quelques secondes. L'Humanité était étrange pour moi, très complexe. Nombre de gens de mon espèce disent qu’ils sont stupides. Mais je ne le pense pas. Ils essayent seulement de vivre dans un monde cruel. Je les comprenais d’une certaine façon. Ils se croyaient plus fort, ils se pensaient les seuls dans tout l’univers à faire d’aussi gros progrès,mais ils avaient récemment découvert la race des Vampires. Une race qui n’a pas besoin de machine ou quoi que se soit pour existé, mais juste de sang humain. Mon sourire était toujours figeait sur mes lèvres. Montrant du doigt le manoir de Bill puis la maison de Sookie, je dis d’une voix douce :

- Vous voyez ces deux maisons.Elles sont toutes habitaient par des vampires, un plus gentil que l’autre.Votre odeur s’est déjà répandu sur tout le cimetière, il ne faudrait pas qu’il vous arrive malheur.

Mes yeux restèrent dans ceux de la jeune fille, ma main passa derrière son dos, l’incitant à avancer vers la plus petite maison, la maison de Sookie.

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Dim 31 Oct - 15:02

    Nous restâmes un moment sans bouger, à nous fixer. Enfin ... Lui, il ne bougeait pas, il n'en avait pas besoin. Moi, je sentais mon cœur battre dans ma tempe, signe que la migraine qui s'était arrêté recommençait doucement à marteler ma tête de douleur. Je sentais ma poitrine se lever et s'abaisser à chaque respirations. Nous étions différent, à un tel point. Les vampires avaient besoin de nous pour survivre, malgré le fait qu'ils aient le sang synthétique. Cette chose qui coulaient dans les veines des humains, ils en avaient besoin. S'était une douce drogue si attirante et si alléchante pour eux. J'étais à la fois apeurée, mais fascinée par cette créature si merveilleuse. Je me demandais s'il me voulait comme repas ou si, au contraire, il ne voulait que m'aider. Toutes ces choses me trottaient dans la tête et ne faisaient qu'empirer ma migraine. Je soupirais ; J'avais la chance de ne pas voir tous ces auras criards, mais j'avais quand même un mal de tête énorme. S'il voulait m'attaquer, il avait choisit la bonne proie. J'avais encore de la difficulté à marcher, et j'étais trop mal pour lutter. Je faisais un pas maladroit en avant, m'approchant un peu plus de cet être si attirant. J'étais plus près, et d'ici, je pouvais enfin voir la si jolie couleur de ses yeux. Un bleu si pâle, si magnifique. Des yeux comme je n'en avais jamais vu. Bizarrement, je pouvais discerner dans son regard à quel point il avait été un homme bien. Je ne pouvais connaître ses sentiments, mais il restait néanmoins une part de son existence antérieure que je pouvais capter. Ceci me rassurait un peu, sachant que j'étais privé de mon don. J'étais, comment dire, impuissante face aux immortels, sans mon don pour percevoir leurs sentiments.

    Un bon moment passa, sans que qui compte ne parle. Moment assez stressant. Mon cœur battait la chamade, ce qui me mettait mal à l'aise devant ce vampire. Il pouvait l'entendre à merveille, ce qui ne me plaisait guère. Je l'observais, toujours charmé par son sourire si beau. Il montra du doigt un manoir qui était très vieux, puis, il pointa une maison plus récente, près de l'entré du cimetière. ''Vous voyez ces deux maisons. Elles sont toutes habitaient par des vampires, un plus gentil que l’autre. Votre odeur s’est déjà répandu sur tout le cimetière, il ne faudrait pas qu’il vous arrive malheur.'', me dis-t-il d'une voix si douce que j'eu l'impression que mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Je me mordais la lèvre, baissant les yeux, un peu gênée. Je n'avais pas réalisé l'erreur que j'avais commis. Je relevais la tête, et je sentis sa main derrière mon dos. Je frissonnais. Son contact avait été électrique, comme une décharge. Je compris qu'il m'incitait à me diriger vers la plus petite maison. Il était dangereux de s'aventurer trop loin dans l'ancien cimetière.


    - Vous avez probablement raison ... J'ai été idiote ... Je baissais honteusement la tête, alors que je marchais d'un pas hésitant - j'avais peur de perdre l'équilibre - vers le nouveau cimetière. Je savais qu'une fois sortit d'ici, je serais de nouveau apte à voir les auras. Ce qui me dégoutais quelque peut.

    - Mais ... Tout est si calme ici ! Dis-je, d'une voix emplie de joie - ce qui me surpris à un tel point -. Loin de tous ces ... J'arrêtais ma phrase, consciente du fait que je ne devais pas prononcer le moindre mot sur mon don étrange.

    - Loin de tous ce qui me donne la migraine.

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Dim 31 Oct - 23:41

Au plus je m’approchais d’elle,au plus son sang remplissait mes narines. Mes veines me brulaient, elles manquaient de sang et me criaient de lui trouer le cou pour m’abreuvoir de son jus vitale. Mais je ne pouvais faire ça, je respectais bien trop la race humaine pour faire endurer cela à quelqu’un. Ma main se posa enfin sur son dos,elle avait baissé la tête un court instant. Ma main était froide, comme mon corps tout entier d’ailleurs. Je sentis un petit sursaut lorsque je touchai son dos recouvert d’habits, mais qui laissait échappait sa chaleur humaine. L’incitant à avancer vers la petite maison qui appartenait à Sookie. Après un petit moment de réflexions, je décidais de l’emmener non pas plus loin dans les profondeurs,mais là où la lumière éclairer infiniment quelques tombes pour qu’elle regarde mon visage et qu’elle s’apaise.

Mes pas ne résonna point,contrairement au siens qui écrasaient chaque feuilles mortes, cassant chaque brindilles de bois qui jonchaient le sol. C’était un inconvénient chez un vampire, nous attendions tous. Mais j’avais su gérer cela, je me concentrai sur un seul bruit, le cœur de la jeune fille. Un bruit calme et serein, ses pulsations ne montraient aucun signe de détresse ce qui m’apaisa. Ce double « boum »résonnait dans la nuit, faisant taire les autres bruits.

- Vous avez probablement raison ... J'ai été idiote ...

Elle baissa la tête honteusement,l’a retenant si jamais elle venait à perdre équilibre. Son pouls s’accéléra,elle appréhendait quelque chose, après un court instant elle dit d’une voix emplit de joie. La tonalité de sa phrase me déconcerta quelque peu, pendant un millième de seconde je me stoppai net dans ma marche, pour l’a reprendre aussitôt.

- Mais ... Tout est si calme ici !Loin de tous ces ... - Loin de tous ce qui me donne la migraine.

Je rigolais intérieurement, mes lèvres s’étirèrent tout de même en un beau sourire, j’avais la tête baissai mais je l’a relevais pour lui dire tout simplement :

- Ne vous inquiétez pas, nous n’allons pas voir les vampires qui sont dans les maisons que vous pouvez apercevoir. Ils pensent que je suis …

Je n’achevais pas ma phrase. La douleur que je faisais endurer à Eric m’était insupportable, je devrais tôt ou tard le lui dire. J’avais eu de la chance d’avoir des personnes aussi compréhensives autour de moi, comme Sookie Stackhouse. Mais je devais m’assurer qu’Eric prenne ses propres décisions, comme il l’avait fait depuis que je l’avais libéré. Je ne pouvais en aucun cas diriger l’Etat de Louisiane à sa place, ni aucun autre vampire. Il était le seul à pouvoir le faire, il avait vécu auprès de Judith bien assez longtemps pour savoir ce qu’elle avait fondé, détruit etre construit. Je prenais Katrina comme une chance pour lui. Judith avait pu se renflouer juste avant de céder sa place à ma progéniture.

J’avais totalement oublié la présence de la jeune fille, je ne savais même pas son nom. Je m’empressais de le lui demander en lui livrant le mien.

- Je suis Godric. Et toi tu es … ?

Je l’a regardais avec mes yeux bleus. Passant ma main dans mon cou laissant voir mes tatouages ancien.

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Lun 1 Nov - 21:42

    Je sentais sa main sur mon dos, froide mais rassurante, qui contrastait avec la chaleur de mon corps. Je savais qu'il ne me tuerait point. Même s'il devait lutter contre l'envie de planter ses crocs dans mon cou nu. En à peine quelques secondes, il pouvait m'attaquer. De toute façon, je devais être une proie facile. J'étais naïve, je le savais. J'allais avoir dix-sept ans, mais je me comportais encore comme une petite enfant. Je le laissais me guider vers le nouveau cimetière où il y avait la lune qui éclairait quelques tombes neuves. Peut-être voulais-t-il que je distingue parfaitement ses traits. Je n'en savais rien, puisqu'il n'avait pas d'aura. S'il avait été vivant, je suis sûre qu'il en aurait eu une blanche. Un équilibre parfait. S'était simplement une hypothèse, mais j'étais convaincue qu'il était une bonne personne. Sous mes pieds, j'entendais le craquement des brindilles de bois que j'écrasais, le froissement des feuilles mortes recouvrant le parterre. Quand a lui, il ne faisait pas le moindre bruit. De plus, il entendait tout, sans exception. Ce côté des vampires me stressait. D'ailleurs, je ne m'étais toujours pas habituée aux visite éclaires que mon oncle se permettait de faire le soir, quand j'étais seule dans ma chambre. Je me demandais comment faisais-t-il pour ne se concentrer que sur un seul bruit. Sa main qui n'était pas dans mon dos restait à proximité de mon bras, probablement pour me retenir si je tombais. Il était prévoyant. Les paroles que j'avais prononcées avaient semblé l'amuser. Je distinguais du coin de l'œil son sourire si mignon. Il releva la tête et me dit : « Ne vous inquiétez pas, nous n'allons pas voir les vampires qui sont dans les maisons que vous pouvez apercevoir. Il pensent que je suis ... ». Il n'achevait pas sa phrase, mais, bizarrement, je devinais ce qu'il voulut taire. Ces vampires croyaient qu'il était mort ? Je ne comprenais pas trop, sauf que ce n'étais pas de mes oignons. Ce qui était étonnant venant de ma part, car, avant, aider les autres était mon passe-temps favori. Mais, depuis l'accident, et depuis mon déménagement, je m'étais fermé aux autre. John, mon oncle, s'inquiétait toujours de mon état et disait à chaque fois qu'il ferait tout ce qui était en en son pouvoir pour me redonner goût à la vie. Pour que j'ai de nouveau un vrai sourire remplis de joie, il faudrait un miracle. Un silence s'était installé et je sursautais pratiquement quand l'immortel repris la parole. Il se présentait - Godric ... Ce nom était joli, il semblait ancien - et par la suite, il me demanda le mien. Il était poli, ce qui me fit sourire intérieurement. Nous nous arrêtâmes de marcher, et, sous la lumière magique de la lune, je pus distinguer chaque détail de son être. Le seul mot qui me traversait l'esprit à ce moment fut le mot « merveilleux ». Je fus captivée par ses yeux d'un bleu à couper le souffle. Je réalisais maintenant à quel point les vampires étaient doté d'une beauté surnaturelle. Je distinguais dans son cou des tatouages anciens. Lentement, je m'approchais et tendis la main pour faire glisser mon doigt sur un tatouage noir, ayant l'air de dater d'une centaine d'année. Le contact de sa peau froide contre mon doigt me fit frissonner, et je traçais le contour du tatouage avant de l'enlever rapidement. Peut-être trouverais-t-il ce geste déplacé, mais la fascination me dévorait. J'étais totalement intriguée par Godric.

    - Je m'appelle Olivia.

    Je jugeais qu'il n'avait pas besoin de savoir mon nom de famille. Au loin, un hiboux se mit à hululer dans la nuit calme. Je ne savais pas s'il me reconnaissait, mais moi oui. Étrangement, je n'osais pas trop lui demander malgré le fait que j'étais pratiquement sûre que s'était lui qui m'avait sauvé de la mort la nuit de l'accident. Une multitude de question trottaient dans ma tête. Je fixais sa peau, l'enviant pour sa pâleur et sa douceur.


    - Les vampires dans ces deux maisons vous croient mort, c'est ça ?

    Intérieurement, je me maudissais d'avoir prononcer ces mots. Qui étais-je pour dire des choses de la sorte ? Je ne savais rien de lui et de sa vie passé. La seule chose que je savais, s'était son nom. Au loin, j'entendis une voiture passé devant le cimetière. La personne au volant ne semblait pas très contente, car une vague de colère me submergea. Déstabilisée, je titubais et pris appui sur une des pierres tombales - celle de mon père, quel hasard ! -. Je n'avais pas encore prit le temps de m'habituer au fait que je pouvais ressentir les sentiments des gens même si je ne voyais pas leur auras. Dans les lieux publics, s'était l'horreur ! J'étais comme une aimant à émotions. Je relevais la tête, me mordant encore une fois la lèvre. S'était assez humiliant et éprouvant. Ma migraine reprit de plus belle.

    - Je suis désolé ...

    Je ne savais pas pourquoi je m'excusais, mais je ressentais un profond besoin de le faire.

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Godric
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Dim 7 Nov - 17:48

Nous marchions en direction du nouveau cimetière, là où les ombres se retiraient, là où l’odeur de la mort était présente. Ma main marmoréenne toujours dans le dos de la fille, nous avancions progressivement. La lueur du soleil se voyait toujours au loin, mais elle ne m’atteignait pas. J’étais déjà réveiller depuis une bonne heure. Grâce à mon grand âge, j’arrivais à résister au poison qu’était le soleil pour ma race. Lorsqu’on fut arrivé à la lumière, elle m’observa, comme fasciner par ma beauté maudite. Elle se rapprocha dangereusement de moi, comme si elle avait un simple mortel devant elle. Une de ses mains se leva pour s’approcher de mon cou, faisant glisser son doigt sur le contour de mes tatouages anciens. Je souris, les humaines ne m’avaient jamais touché, elles étaient réticentes, elles avaient peurs. Seules les vampires étaient impressionné ma mes tatouages, car elles savaient toutes qu’ils dataient de l’époque romaine. D’une voix douce, je glissai, lorsqu’elle retira sa main :

- Ils datent de l’époque romaine, à l’apogée de César.

Elle savait maintenant mon âge. Plus de deux milles ans. Elle m’observait encore, de plus en plus fasciné, comme si je l’intriguer. Elle me dit qu’elle s’appelait Olivia. Me scrutant un peu plus, d’abords ma tête, puis mes tatouages et enfin ma blanche peau immortelle. Nous nous étions arrêtés depuis un petit moment,elle ne pouvait plus marcher, trop fasciné par mon être. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me pose une question sur les deux vampires des maisons qui s’opposaient. Mais elle le fit :

- Les vampires dans ces deux maisons vous croient mort, c'est ça ?

Je me repris aussitôt, ne laissant rien paraitre. J’hésitais pourtant à lui répondre. Je ne savais rien d’elle, je ne savais pas si elle connaissait Eric, Pam, ou n’importe qui d’autre qui pourrait trahir mon existence. Mon affection pour la vie humaine me prit de court, et je décidais de lui répondre sans m’attarder sur les détails.

- Je suis le créateur du roi de Louisiane. Et il m’a ressuscité grâce à un rituel que les Wiccans ont fait. Mais il ne le sait pas.

Mes mains se refermèrent sur le bras mince de la jeune fille, elle allait tomber. Pourtant, je regardais le sol à la recherche d’une souche, mais il n’y avait rien, comme si elle avait eu un déséquilibre intérieur. Mon attention se porta de suite sur le bruit d’une voiture au loin. Je ne fis pas le rapprochement, y en avait-il un ? Je me concentrai sur la fille aux yeux amendes. Elle avait les deux mains sur une tombe, par réflexe, je regardai le nom qui était sculpté dans la roche. C’était la tombe d’une famille se dénommant Park, il y avait la le père. Olivia fut d’abord surprit, je le remarquais, elle leva ses yeux sur moi. Elle se mordit la lèvre, laissant la chaire à vif, l’odeur du sang s’empara de mon être, mais il ne coula pas de la légère plaie. Elle était désolée. Pourquoi ? Je n’en savais rien, mais elle l’était.

- C’est ton père ? Comment est-ce arrivé ?

Mes yeux restèrent dans les siens, ne la lâchant pas une seule seconde. Scrutant la moindre réaction qu’elle pourrait faire. A force de vivre avec des humains, j’avais développé une étrange maitrise, j’arrivais à discerner l’expression des personnes rien qu’à leurs expressions.

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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Dim 7 Nov - 19:22

    Nous marchions lentement vers le nouveau cimetière, la lumière se faisait plus forte. Enfin, ce n'était que quelques rayons de soleil, je ne croyais pas qu'ils allaient lui faire grand chose. J'espérais, du moins. L'idée qu'un vampire puisse brûler au soleil par ma faute ne m'enchantait guère. Au plus, elle me peinait. Surtout que Godric me fascinait. Il m'intéressait vraiment. Alors que mes doigts glissaient le long de sa peau si lisse, je me demandais de quelle époque ils dataient. D'une civilisation ancienne, peut-être n'existais-t-elle plus ! Il devait avoir vécu tant d'années ... Je secouais légèrement la tête - geste qu'il avait réussit à remarquer, ce qu'un humain n'aurait peut-être pas pu voir -, intriguée d'en connaître davantage sur lui. J'aurais dut avoir peur, mais, contrairement à bien des gens, je ne craignais pas la mort. Je l'avais déjà affrontée, maintenant, elle ne me faisait plus peur. De plus, habiter avec un vampire m'avait fait oublier mes craintes face à cette espèce à la fois sauvage et civilisée. Je retirais ma main, et je vis ses lèvres s'entrouvrir. Comme pour appuyer ma théorie, il me dit qu'ils dataient de l'époque romaine, à l'apogée de César. J'en restais bouche-bée, trouvant merveilleux d'avoir un vampire de plus de deux milles ans devant moi. Un petit sourire s'afficha sur mon visage. Après m'être présentée, je le regardais de la tête aux pieds, cherchant une anomalie, une cicatrice qui pourrait le rendre moins magnifique, mais pas un seul défaut. De ma main droite, je frôlais la cicatrice à l'arrière de ma tête, soupirant. Face aux vampires, j'étais terne et pas très jolie. La confiance que j'avais à l'habitude m'abandonnais quand je travaillais au restaurant de mon oncle. Ce resto n'était fréquenté que par des vampires, et j'étais là, simple serveuse maculée de blessures cicatrisant, les servant. Ils faisaient partit de ma vie, et je commençais sérieusement à me trouver laide face à eux.

    La question que j'avais posé quelques minutes plus tôt n'avait fait qu'aggraver le silence de mort qui régnait dans le nouveau cimetière. J'attendais sa réponse, craignant toute fois d'avoir fait une bêtise. Je le regardais - en fait, je le fixait plutôt - dans les yeux - ses magnifiques yeux bleus que j'avais toujours rêvé d'avoir. Malheureusement, étant coréenne, je n'avais pus hériter que de simple yeux bruns -, essayant de déceler une émotion dans son regard. « Je suis le créateur du roi de Louisiane. Et il m’a ressuscité grâce à un rituel que les Wiccans ont fait. Mais il ne le sait pas.». Je fut mal à l'aise pendant un moment, ne sachant que dire. Je n'étais même pas censé savoir tout ça. Idiote que j'étais, j'avais quand même posé la question, et je devais garder un secret de plus. Par chance, il était tombé sur une bonne personne. Je ne dévoilais jamais un secret. J'étais trop gentille.


    « Oh ... Alors je garderais le secret. »

    Le contact de ses mains se refermant sur moi me firent frissonner, et je prenais appui sur la tombe de mon défunt père. J'entendais la voiture s'éloigner, et, lentement, la colère disparut. Je retrouvais un rythme cardiaque normal, relevant la tête pour dire un petit merci à Godric. Il l'avait entendu, même si je l'avais chuchoté. Un vampire entendait tout, il voyait tout. J'étais toujours surprise par ce hasard si, inhabituel, et j'observais l'immortel. Me mordant la lèvre, je me préparais à ce que le sang coule le long de ma lèvre fendue, mais il n'en fit rien. J'imaginais quand même le goût métallique envahir ma bouche, et je grimaçais. Des flashs de l'accident me revinrent en mémoire alors que Godric me demandait si il s'agissait de la tombe de mon père. J'hochais la tête, le souffle redevenu court. Comment étais-ce arrivé ? Je ne me souvenais pas de tout, mais assez pour me remémorer de la plainte horrible que mon père avait poussé avant de mourir. L'immortel avait retiré ses mains de sur moi, mais j'aurais préféré qu'il les laisse là. Elles m'apaisaient. Sauf qu'une fois qu'il les avaient retiré, l'impression d'être seule au monde m'envahit. Je secouais la tête, mes yeux restant toujours dans les siens. J'ouvrais enfin la bouche pour lui expliquer.

    « Nous étions en fin d'hiver, près de New-York ... Nous rentrions de ski, et il était très tard. Il faisait tempête, et tout allais bien. Jusqu'à ce que mon père percute un chevreuil de plein fouet. Je ne me souvient pas bien de ce qui s'est passé ensuite. Je sais seulement qu'il est pratiquement mort sur le coup, et je me rappelle de la peur que j'ai ressentit à ce moment-là ... S'était horrible, je croyais que la mort allait venir me chercher ... J'étais faible, et chaque fois que je criais à l'aide, le sang remontait jusqu'à ma gorge, comme pour m'étouffer ... »

    Ma lèvre inférieure frémissait et je savais que les larmes commençaient à couler lentement sur mes joues blanches. Pour la première fois, je relatais les événements à quelqu'un d'autre que la police ... Ça me faisait mal, mais peut-être me sentirais-je libéré d'un poids ensuite.

    « Je pensais mourir, mais quelqu'un est venu à mon secoure. Pour mon père, il était déjà trop tard ... Et maintenant, je me retrouve à habiter chez mon oncle, un vampire ... Il est ma seule famille maintenant. »

    Je ne lui avait pas dit que s'était lui qui m'avait sauvé. Mais, et si ce n'était pas lui qui m'avais délivré des griffes de la mort ? S'était possible, il n'avait pas l'air de me reconnaitre. Sans m'en rendre compte, ma main se posa sur le bras de Godric, et elle le serra. Comme pour me prouver que je n'étais pas seule. Comme pour me prouver que je ne perdais pas la tête.
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MessageSujet: Re: Au clair de la lune { Godric }   Mar 23 Nov - 23:09

    La douce et brulante chaleur du soleil vint se poser sur mon corps, passant tout d’abords par mes joues pour ensuite descendre le long de mes bras, de mon torse protégé par un t-shirt, et de mes jambes. Il ne me faisait aucun mal, j’arrivais à survivre même lorsqu’il était haut dans le ciel, mais je devais rester à l’ombre. En revanche, là, il était bas, très bas.Il allait descendre de plus en plus, pour enfin disparaitre, laissant place à la Lune.

    « Oh ... Alors je garderais le secret. »

    Un sourire apparut sur mes lèvres. De toute manière, la seule personne à qui ce secret concerner, n’écouterait jamais une humaine plus de quelques secondes avant de lui sucer le sang jusqu’à la dernière goute. Je le savais, il était moi lorsque j’avais son âge. Manipulateur, destructeur,joueur. Je sentis le frisson qui parcourra la jeune fille à mon contact, elle eut pendant un instant la chaire de poule. Je ne comprenais pas comment un Humain pouvait ressentir un sentiment de plaisir envers une race supérieur, une race qui n’hésiterait pas à tuer pour manger. Nous étions à côté de la tombe de son père. Une pierre simple, il n’y avait que quelques fleurs, des fleurs misent pour l’enterrement mais plus jamais changé. J’éprouvais une certaine affection pour cette fille, c’était surtout de la pitié. Perdre un être cher je connaissais mieux que quiconque, mais ça ne me faisait plus rien. Déjà avant,ça ne m’atteignait guère. Je pouvais facilement redonner une apparence de vie au corps de son père, c’était mon pouvoir, un pouvoir parmi beaucoup d’autre. A partir d’un certain âge, la sagesse et la puissance te tombe dessus, seulement si nous nous le permettons. Beaucoup de vampires plus vieux que moi n’ont jamais eu un seul pouvoir, car ils se croyaient au dessus de tout, ils se croyaient Dieu sur cette Terre. La jeune fille ouvrit la bouche, puis prononça quelques mots, et enfin un phrase entière, relatant la mort de son père.

    « Nous étions en fin d'hiver, près de New-York ... Nous rentrions de ski, et il était très tard. Il faisait tempête, et tout allais bien. Jusqu'à ce que mon père percute un chevreuil de plein fouet. Je ne me souvient pas bien de ce qui s'est passé ensuite. Je sais seulement qu'il est pratiquement mort sur le coup, et je me rappelle de la peur que j'ai ressentit à ce moment-là ... S'était horrible, je croyais que la mort allait venir me chercher ... J'étais faible, et chaque fois que je criais à l'aide, le sang remontait jusqu'à ma gorge, comme pour m'étouffer ... »

    Le cimetière s’écroula autour de moi, je voyais peu à peu les tombes disparaitre pour laisser la place à une forêt dense.

    « Souvenir raconté à Olivia Park »

    J’étais loin dans la forêt, bien à dix kilomètres de là où tu étais, avec ton père, en voiture. Je devais marcher et j’ai choisis cet endroit pour réfléchir. Je ne savais pas que j’allais sauver quelqu’un. J’arrivais à percevoir toutes les odeurs, la forêt était calme, les animaux ne bougeaient pas lorsque je passais, il n’y avait pas un seul grain de peur dans leur cœur.Au fur et à mesure que je marchais, j’arrivais à percevoir l’odeur d’une biche,d’une biche particulière, j’entendais parfaitement ses sabots sur le goudron.Un « Clack Clack » insistant. C’était plutôt apaisant. Mais l’odeur de l’adrénaline monta jusqu’à mes narines. J’avais concentré mon attention sur cet animal là en particulier. La peur la prise, je le sentais, elle était paralysé. Juste après, j’entendis des crissements de pneus, tout s’arrêta autour de moi. Je me mis à courir, pour éviter l’accident, mais lorsque j’arrivai sur les lieux, je ne pus rien faire. Je ne voulus rien faire. Il restait plusieurs centimètres séparant la voiture de la biche. Mais je ne bougeai pas. Je laissai la voiture s’encastrait dans la hanche de la bête. La voiture roula plusieurs fois sur elle-même, s’arrêtant cent mètres plus loin, à mes pieds. Je me suis approchais de toi, et je t’ai prit le bras, te retirant de la voiture qui s’embrasait petit à petit et partit aussi loin que je le pus. Oubliant ce que je venais de faire.

    « Fin du souvenir »

    J’avais en quelque sorte tué le père de cette fillette. Mais ça ne me faisait rien, c’était juste une vie de plus que j’avais prise. Mais je le voulais pas, c’était plus fort que moi. Le désir du sang se faisait toujours plus insistant, toujours plus fort, et toujours plus excitant. Mes yeux se posèrent sur les larmes qui perlaient sur le visage d’Olivia, elle me raconta qu’elle vivait maintenant chez son oncle, un vampire. Je ne m’étais pas trompé,elle côtoyait bien un vampire tout les jours. Mon genou toucha le sol, juste devant la pierre froide qui se trouvait maintenant derrière Olivia. Ma main se posa sur la terre, là où devait se trouver la tête du père de la fillette. D’une voix douce je lui dis :

    « - J’ai le pouvoir de le ramener partiellement à la vie. Son odeur, son souffle, son cœur qui bat. Mais je ne toucherai pas son inconscient, ni sa conscience. Se serait alors trop douloureux pour toi. Je peux le faire, si tu le veux. »

    Je ne la forçais en rien, mais je pouvais faire ça pour elle, ça ne me pardonnera pas mon erreur mais peut-être une petite partie.

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